Il y avait dans l'air...

15 septembre 2008
Sur fond de: John Williams - A Window to the Past
Extrait de la Bo de "Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban"


... ce soir, un je-ne-sais-trop-quoi de profondément automnal...
Était-ce la fraîcheur de ce début de soirée ? Était-ce la présence de ces quelques feuilles mortes aux couleurs chatoyantes sur le sol ? Était-ce le craquement qu'elles ont émis lorsque je leur ai marché dessus ? Était-ce ces senteurs de bois humide dont je me délectais à chaque respiration ?
Était-ce un peu de tout ça ? Probablement, oui... Car cela a réveillé en moi une douce envie de châtaignes et de pomme... même si une fois de plus, cela ne m'a pas épargné quelques sombres larmes...

J'aime l'automne... Bien moins que l'hiver, mais nettement plus que l'été...
J'aime l'automne, pour ces nuances, pour ces fragrances... Pour son atmosphère que j'ai bien souvent trouvée apaisante et bienfaisante...
Et aujourd'hui, puisque l'été semblait vouloir lui céder sa place, j'ai également eu envie de vous montrer quelques photos que j'ai prises durant ces 2 derniers mois...









Ce soir...

12 septembre 2008
Sur fond de: rien du tout...
Je n'ai pas le coeur à écouter quoique ce soit en cet instant...


La fête bat son plein... Quelque part, par là, au loin...
Leur musique me parvient sans trop de difficulté et résonne entre mes murs... La distance à parcourir entre là-bas et ici est pourtant assez importante, mais le terrain est dégagé et c'est ainsi que sans y être, je sais...
Et je les imagine s'amuser, chanter, rire et discuter auprès du feu de camp qu'ils ont sans nul doute allumé... Boire un verre... et à nouveau rire et discuter....
Puis, ils lèveront les yeux au ciel, insouciants, le cœur léger et se laisseront émerveiller par ces myriades d'étoiles qu'ils verront scintiller... Tous ne le feront pas, mais pour certains, j'en mettrais ma main à couper...
Et enfin, lorsqu'il commencera à se faire vraiment tard, quelques-uns regagneront leurs tentes, tandis que d'autres, continueront à profiter pleinement de cette nuit jusqu'au petit matin, quitte à être fatigués... demain...
Oh oui, la fête bat son plein et je l'imagine parfaitement bien...

Et moi, l'éternelle oubliée, j'en ai la nausée et je tente vainement de retenir ces larmes qui ne cessent de perler aux coins de mes yeux...

J'y étais allée, à cette fête, les années précédentes... J'y étais allée, souriante et heureuse... Fière d'avoir trouvé ma place en ce bas monde, fière de me sentir vivante (liste non-exhaustive)... Mais cette fois-ci, je n'irai pas...
Je n'ai aucune envie de me retrouver face à ces êtres qui m'ont blessée... et en particulier face à un être qui s'est arrangé pour me désintégrer et répandre mes cendres aux quartes coins de cette maudite planète...
Je l'avoue, j'ai souvent tendance à me faire du mal toute seule, à me torturer toute seule... mais je ne suis pas maso ! Alors non, je n'irai pas...
Je m'étais pourtant dit que je m'y rendrais, le sourire aux lèvres, pour leur montrer... pour leur prouver... Mais les faits sont là... Je suis faible, je me traîne... J'en suis incapable... Comme pour bien d'autres choses encore...

En cet instant, ma profonde tristesse n'a d'égal que ma colère... Car lorsqu'ils seront paisiblement endormis dans leurs sac de couchage, contents d'avoir passé une excellente soirée, impatients de vivre la prochaine, moi de mon côté, je serai probablement encore debout, coincée dans mon impossibilité récurrente à trouver le sommeil, à m'accorder le moindre repos, le moindre répit... abattue... larmoyante... Et inévitablement, je ne pourrai m'empêcher de me demander ce qu'il me reste encore aujourd'hui...
Je sais, je l'ai déjà de trop nombreuses fois constaté... C'est la vie... Et la vie est injuste et cruelle...
Mais après avoir longuement réfléchis à la question, je peux vous dire que le nombre de choses un tant soit peu positives que cette vie m'apporte encore se compte sur les doigts d'une main... Ni plus, ni moins... Et ça, en ce qui me concerne, c'est une pensée des plus douloureuses et des plus détestables...
Pourtant, malgré moi, malgré tout, je continue à chercher quelques petites choses, ça et là, qui me permettraient de me raccrocher encore un peu plus à cette vie... Mais d'une certaine façon, l'envie d'y croire à nouveau me fait cruellement défaut...
Trop de mal pour trop peu de bien... Alors à quoi bon ?

Et la fête continue et continuera à battre son plein... Elle continuera à résonner entre mes murs, me rappelant avec insistance, qu'au fond, je ne suis et ne vaut plus rien...



Opaline, écoeurée, massacrée, qui va tenter de se changer encore un peu les idées en regardant un autre film...


Nouvelle cuisine

Sur fond de du film: portant le même titre que ce billet^^...
Encore ^^...


Il ne fait pas très bon aujourd'hui...
La pluie nous est revenue depuis quelques temps... Mais je ne m'en plains pas car au fond, je crois que cela me manquait...

Voilà 2 jours que je dors très mal et surtout très peu... Je me sens vidée, épuisée, exténuée, lessivée... Sur tous les plans, à tous les niveaux... Mais rien n'y fait... Morphée et moi avons du mal à trouver un terrain d'entente...
Et j'ai une boule, coincée, là quelque part... Une boule d'angoisse d'origine "inconnue" dont je peine à me défaire...
Mais plutôt que de m'énerver avec ça, de me stresser encore un peu plus, j'ai décidé de me changer les idées en continuant mon exploration de ce vaste univers qu'est celui du Cinéma...

Une fois de plus, je me suis arrêtée sur un film asiatique...


Film chinois (Hong-Kong 2006)
Réalisé par: Fruit Chan
Genre: Fantastique
Interdit aux moins de 16 ans
Synopsis: Ching Lee, une ancienne star approchant la quarantaine, est décidée à retrouver sa beauté d'antan pour reconquérir son infidèle mari. Elle s'adresse alors à Mei, une cuisinière charismatique qui a pour spécialité les jiaozi, raviolis à la vapeur typiques de la cuisine chinoise. Vendus à prix d'or, les jiaozi de Mei, à l'étrange éclat rosâtre, sont réputés pour leurs vertus rajeunissantes.
Ching, prête à tout pour retrouver sa jeunesse, ne se soucie guère de connaître les ingrédients de la recette secrète de Mei. Quitte à en payer le prix fort plus tard...


... Et une fois encore, je n'ai pas été déçue wink ...

A chaud, puisque je viens de le voir, je dirais que ce film est à la fois beau, de par son esthétisme... et sordide, de par la recette secrète de Tante Mei (et non, je ne vous dirai pas quel est l'ingrédient qui fait que ^^ ... Sauf si vous me le demandez ^^)...
Il n'est pas angoissant, ni oppressant et c'est d'ailleurs, de façon tout à fait naturelle (sans effusion de sang ou autre), que dès les premières minutes on est confronté au côté répugnant de la chose, à cet ingrédient mystérieux...
Le travail fait autour de cet élément principal de l'intrigue est, pour ma part, plutôt subtil car je n'ai pu m'empêcher de me dire que finalement, tout était plutôt suggéré qu'effectivement explicite (c'est flagrant, oui, mais disons qu'on en montre juste assez... ni trop, ni trop peu)...

En somme, il s'agit là, pour moi, d'un film réussi (à ne pas mettre devant tous les yeux) qui, de façon vraiment peu ragoûtante, amorale et immorale, aborde un sujet fort contemporain à savoir, celui de la recherche de la jeunesse éternelle et des conséquences qu'une telle course-poursuite contre le temps (et ses ravages) peut avoir (sans oublier les questions qu'il peut nous amener à nous poser)...
Cela dit, j'ai malgré tout trouvé que ce film comportait quelques très légères lenteurs (sans doute dû au fait qu'il s'agit de la version rallongée d'un court métrage) et la fin m'a laissé un petit goût de trop peu...
Mais sincèrement, je ne me suis pas ennuyée...


Plus d'infos sur ce film



Et sur ce, même s'il est un peu tard ou encore un peu tôt ^^...
... Bon appétit mrgreen ...


Un trou de souris...

9 septembre 2008
Sur fond de d'une playlist spéciale Disturbed
Mode découverte ON ^^ ... Voir plus bas wink ...


Je ne vous le cacherai pas, mais je ne vous apprendrai rien de nouveau non plus: je ne me sens pas bien...
Ça n'a rien de physique (bien que, cela pourrait devenir viscéral) ... C'est mental, psychique et émotionnel... Pour ne pas changer...

En cet instant, je ne rêve que d'un trou de souris où je pourrais m'abriter... Un petit trou, au bas d'un mur que personne ne verrait, où personne ne viendrait me chercher... Une île déserte perdue au beau milieu d'un océan... Une île non répertoriée de préférence... Une terre vierge de toute humanité où je pourrais déposer mes bagages: quelques livres, un peu de musique, mes animaux, un PC et une connexion internet... Une bulle qui me donnerait l'opportunité de disparaître, de me sentir en sécurité... Un ailleurs où il n'y aurait plus de larmes, plus de douleurs... Un ailleurs qui me semble à jamais inaccessible désormais... Un sanctuaire inviolé et inviolable sans ma permission... Un monde meilleur, où il ferait bon vivre, où je pourrais me sentir mieux... Une autre planète peuplée de gentils extra-terrestres... Un autre univers... Une utopie...
Et pourtant, j'en rêve... C'est plus fort que moi... J'en rêve et j'en crève... Parce que quoique que je fasse ou dise, je ne peux m'empêcher de penser que je n'ai plus ma place nul part, que je n'y ai pas droit, que je ne le mérite pas, que ce n'est pas fait pour moi... où que je ne suis pas faite pour ça...
Ai-je tort ou raison ? Quelque part, cela m'importe peu... Car cette pensée, difficilement supportable est là... Elle existe dans les méandres de mon esprit que je ne ménage pas... Elle me hante et me nargue sans cesse et je ne sais plus vraiment comment lutter, comment m'en débarrasser...

Chaque jour, je prends un peu plus conscience de la façon dont j'ai baissé les bras, dont j'ai renoncé et abandonné...
Chaque jour, je m'en veux un peu plus pour ça...
Cependant chaque jour, j'entrevois un peu moins la fin du tunnel, ne sachant vraiment plus comment l'atteindre...

Cela dit, en cet instant, puisqu'il m'est impossible de réaliser ce rêve de trou de souris, puisqu'il m'est impossible de me sentir mieux en claquant des doigts, je peux, malgré tout, tenter d'atténuer ma peine... Et pour ce faire, étant donné que j'éprouve un certain besoin de "bruit" (ceci n'a rien de péjoratif), j'ai jeté mon dévolu sur la discographie de Disturbed ...
C'est un groupe que je connais peu... Je ne l'ai découvert qu'au travers de quelques BO auxquelles ils ont participé... Mais je pense que c'était juste ce qu'il me fallait, (en tout cas, mes oreilles apprécient assez biggrin wink)... Une lourde guitare, une lourde batterie, un chanteur à la voix grave... Un peu de ténèbres et de "violence"... Un peu d'obscurité teintée d'une once de lumière...





Louons le Dieu TFT...

8 septembre 2008
Sur fond de: Pain - Nailed to the ground


... Sans qui je ne serais pas là, en cet instant, pour vous dire qu'après cette courte absence, je suis enfin de retour mrgreen ...
(Quoi ? je ne vous ai pas manqué ?... Ben tant pis ^^... Moi ça m'a manqué de ne plus avoir accès à mon pc, la blogosphère, ma musique et bien d'autres choses encore wink )

La course au TFT a été assez rude... 2 bonnes heures... 4 magasins... Mais je suis finalement rentrée chez moi cet après-midi avec un 19" sous le bras qui fonctionne à merveille wink ...
Cela dit, maintenant, il va me falloir un certain temps d'adaptation...
Passer d'un 15" à un 19" en quelques minutes, ça fait bizarre... C'est grand, c'est beau, ça respire... il y a de la place... beaucoup de place... et du coup, lorsque je regarde mon écran, je me sens un peu perdue mrgreen ... Ça me donne un peu l'impression de nager en plein océan mrgreen ...
Mais bon, je m'y habituerai vite wink ...

Cependant, si la mise en place de mon nouveau TFT ne m'a posé aucun problème, j'ai vraiment cru durant quelques minutes que j'étais maudite jusqu'à la moelle... Car après avoir permis à l'écran de prendre ses aises sur mon bureau, c'est mon woofer qui semblait ne plus vouloir donner signe de vie rolleyes ... Mais quelques minutes lourdes d'angoisses plus tard, tout a fini par rentrer dans l'ordre.... Heureusement, car je crois que j'en aurais fait une jaunisse s'il n'était pas revenu à lui (c'est fou comme on peut s'attacher à ses petites choses ^^)...

Enfin voilà wink ... Tout ça pour vous dire que je suis re-là car le Dieu TFT s'est montré généreux avec moi en plaçant ce 19" sur ma route wink ...



PS: Glabou, mon écran à rendu l'âme samedi, dans la matinée, après un vendredi d'agonie ^^ ... Mais j'ai malgré tout dû attendre lundi pour lui trouver un remplaçant ^^
PS²: Sandy, j'espère avoir satisfait ta curiosité wink ...


Tadaamm...

5 septembre 2008
Sur fond de: Dire Straits - Sultans Of Swing


Et oui, j'ai changé le thème du blog... Encore mrgreen ...
Le précédent me plaisait beaucoup, mais hier soir, je suis par hasard tombée sur celui-ci... Et j'ai craqué ^^ ...
Le mélange clair-obscur, pas mal de bleu (ma couleur préférée avec le noir), son petit côté intime et un je-ne-sais-quoi d'hivernal... J'ai vraiment pas pu résister mrgreen ...
Mais, tout comme pour le précédent (qui aura tenu un bon mois^^), même si je sais que les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, j'espère qu'il vous plaira wink ...
Je l'ai bidouillé vite fait bien fait, mais normalement, tout est opérationnel wink ... Si pas, faites-moi signe wink ...

Voili voilou wink ... et comme le dirait si bien Forrest: "C'est tout ce que j'ai à dire à ce sujet..."


PS: J'en profite pour vous dire de ne pas vous inquiéter (on ne sait jamais) si je disparais de la circulation pendant quelques jours...
Cela voudra simplement dire que mon écran aura rejoint le Paradis des TFT (il "clignote" étrangement depuis hier... Je pense sincèrement qu'il est en fin de vie) et que, de mon côté, après lui avoir offert les funérailles qu'il mérite quand même (8 ans qu'il me supporte si je ne me trompe pas^^), je me serai mise en quête d'un successeur digne de ce nom ^^...


Ah la la...

3 septembre 2008
Sur fond de du film:
Je ne savais pas quoi écouter...


[POST-IT MENTAL: Il faut vraiment que j'arrête de remettre à plus tard les billets que j'avais décidé de rédiger (entre autre rolleyes )... (Et bien voilà, ça c'est fait...)]

Ce sera la première et sans doute la dernière fois que j'aborderai ce sujet... Sujet qui, une fois de plus, n'était pas du tout prévu rolleyes ... Mais ça m'a tellement agacée (j'exagère... ennuyée serait plus juste) que voilà...
Cela dit, rassurez-vous, je n'ai pas grand chose à dire... Je ne serai donc pas bien longue wink ...

Ces 2 derniers jours, il m'a été difficile de passer à côté de Google Chrome, le navigateur web mis sur pieds par Google (logique^^) et qui est désormais téléchargeable (ici) en version bêta (windows) ...
La page d'accueil de ce moteur de recherches me l'a d'ailleurs gentillement indiqué ce matin...
Ainsi, puisque ma curiosité insatiable est toujours à l'affût, puisqu'on en parlait ici et là sur la toile et que les critiques étaient plutôt positives, c'est tout naturellement que j'ai décidé de m'y essayer aussi rolleyes ...

Mais voilà, si le téléchargement et l'installation se sont fait sans encombre, la suite a été nettement moins sympathique étant donné que je n'ai jamais pu l'utiliser...
Dès que je lançais Google Chrome, il me disait, non sans humour, que: "Aie aie aie... Une erreur s'est produite lors de l'affichage de la page web" et il me conseillait vivement de rafraîchir la page ou d'en essayer une autre, pour voir...
Cela n'a évidemment pas fonctionné et l'aide à ce sujet, ne m'a franchement pas été d'une grande utilité...
Après un court instant de réflexion et une vérification au niveau de mon firewall, je me suis dit que ce n'était pas grave, qu'il me faudrait juste le désinstaller pour le ré-installer ensuite...
Rien du tout ! J'ai passé 2h à désinstaller, installer, désinstaller, installer... Reboot (on ne sait jamais ^^) etc... Mais ce problème d'affichage est resté (et ce n'est pas pratique un navigateur web qui ne veut pas naviguer... Même s'il prend la peine de vous demander s'il a dit quelque chose de mal lorsqu'on le désinstalle)...

Donc, pour l'instant, même si je trouve ça un peu dommage, je pense que mon pc et Google Chrome sont un peu en froid...
Le pourquoi reste un mystère... Mais avec un peu de chance, cela va passer... Et peut-être que moi aussi dans quelques temps, je pourrai me dire que ce navigateur il est tout beau tout zoli, qu'il est chouette, rapide, pratique et je ne sais quoi d'autre encore...
Les voies de l'Informe à Tiques (ou à Tics, c'est comme vous voulez) sont impénétrables...
En tout cas, une rapide recherche m'a quand même permis de découvrir que je n'étais pas la seule à avoir ce problème... Reste plus qu'à le solutionner maintenant ^^ ...

EDIT: Merci à Toinou d'avoir éclairé ma lanterne concernant cette animosité entre mon pc et Google Chrome wink ... Il m'a ainsi permis de découvrir qu'en fait, c'est mon anti-virus que Chrome n'aime pas^^ ...


Le Pensionnat

2 septembre 2008
Sur fond de du film: portant le même titre que ce billet^^...


J'avais prévu de vous parler "lecture" ce soir, mais finalement, puisque je suis entrée dans une phase de découvertes cinématographiques (ça faisait longtemps que cela ne m'était plus arrivé), je me suis dit qu'il était temps d'inaugurer cette catégorie de "pensées"... Elle était prévue depuis longtemps, mais jusqu'à présent, je n'avais pas encore réellement eu l'occasion de m'y attarder...
Pour la lecture, je verrai ça peut-être après... ou demain wink ...

Je ne suis pas une grande amatrice de films asiatiques... Non pas parce que je n'aime pas (pour le peu que j'en ai vu, ils m'ont souvent plu), mais parce que je ne connais pas bien...
Pourtant, hier, après quelques recherches, je me suis laissée tenter par celui-ci...


Film thaïlandais (2007)
Réalisé par: Songyos Sugmakanan
Genre: Fantastique
Synopsis:" Je me souviens très bien de la première fois où j'ai quitté la maison... J'avais 12 ans et j'étais en classe de 5ème. En plein milieu du semestre, mes parents m'ont transféré dans une nouvelle école.
C'est mon père qui cherchait à m'éloigner de la maison, et de lui plus exactement. Cela peut vous sembler curieux, mais moi, cela ne me surprend pas, car je suis le seul à connaître son secret... Être transféré en plein milieu du semestre, c'est quelque chose de vraiment cruel. Je dois m'habituer à de nouveaux élèves, de nouveaux cours et à un nouveau dortoir dans lequel je ne me sens pas à l'aise. Le pire, c'est le nouveau lit dans lequel je dors. Qui sait combien de personnes y ont dormi avant moi ? Une rumeur dit que pendant des années, il y eut une piscine dans cette école où s'amusaient tous les élèves. Mais elle a fermé le jour où l'un d'entre eux se noya...
Croyez-vous à cette histoire ? Je connais un secret. Si vous me promettez de ne le répéter à personne, je vous le dévoilerai... "


... Et je n'ai pas été déçue par ce choix, bien au contraire...

Comme vous l'aurez sans doute deviné (avec l'affiche peu rassurante et le synopsis), il s'agit effectivement d'une histoire de fantôme qui hante les couloirs d'un pensionnat thaïlandais...
Mais au-delà de ceci, pour moi, ce film nous raconte avant tout l'histoire d'une belle amitié (un peu étrange, il faut l'avouer) ... emplie de peurs et de joies enfantines, de moments d'insouciance, d'espièglerie, d'épreuves...
Ainsi, outre son côté fantastique (une tension et une ambiance judicieusement dosées, troublantes et bien mises en place sans pour autant être effrayantes), j'ai trouvé ce film touchant, émouvant et parfois drôle (juste ce qu'il faut) ...
Je crois, par ailleurs (même si c'est un peu réducteur), qu'on pourrait le résumer avec cette simple phrase...

[...]
Cette année m'avait au moins appris quelque chose d'essentiel...
C'est qu'un ami, même un seul, suffit à vous faire traverser toutes les épreuves...
... Car en ce qui me concerne, toute la beauté de ce film tient dans ces quelques mots...


Plus d'infos sur ce film



Poussières...

31 août 2008
Sur fond de: AaRON - Le Tunnel D'Or


Mes nuits ne sont plus ce qu'elles étaient... Comme bien d'autres choses finalement...
Je ne dors plus vraiment et ne rêve plus qu'à de très rares occasions... Et lorsque cela m'arrive malgré tout, mes songes se montrent tantôt cruels, tantôt profondément malsains voire gores... Mais jamais ils ne m'effrayent... J'en ai connus d'autres, seulement autrefois, mon subconscient étaient empli d'histoires nettement plus joyeuses qu'ils me contaient assez régulièrement et ses récits ne devenaient sombres qu'une fois de temps en temps...

La nuit passée fût une de ces nuits ténébreuses... Et tout ce que j'en ai retiré, ce sont de simples poussières...
Ça m'apprendra à vouloir essayer de me coucher plus tôt tiens...

Il faisait nuit... Une nuit d'hiver...
La maison était vieille... Habitée par une vieille personne, ma grand-mère...
Une porte d'entrée, un long couloir dans lequel s'entassaient de nombreux trucs, bidules, machins choses, souvenirs d'une lointaine époque... Une autre porte, une pièce aux murs tapissés d'un horrible papier peint défraîchi par les ans... Une table, 4 chaises, un fauteuil et quelques personnes... Mes cousins, mariés, nouveaux parents étaient fièrement venus présentés leur progéniture à ma grand-mère devenue donc tout récemment et pour la première fois arrière-grand-mère...
La soirée se passait bien, chacun y allait de sa petite histoire, de sa dernière aventure passionnante, de ses derniers exploits... Tout le monde, sauf moi... Comme à mon habitude en leur présence, je restais en retrait... Effacée, discrète, silencieuse... Bien à l'abri derrière ce masque que j'ai appris à porter au fil du temps, celui de la fille "trop différente", limite "ratée", qui n'a jamais rien à dire et qui ne dit donc jamais rien... Celui qui sauve les apparences, celui qui sourit à tous leurs blabla, celui qu'ils ont toujours vu et qu'ils verront toujours...
Ce n'était qu'une corvée... Une corvée de plus... Une corvée parmi tant d'autres...
Et bien vite, je me suis repliée dans mon monde... Je les ai laissés à leurs bavardages "de grands" qui n'avaient aucune importance à mes yeux et j'ai préféré m'occuper des petits bouts de choux, mignons et innocents, qui m'observaient du coin de l'œil depuis un bon moment...
Ils étaient calmes mais bien content d'avoir un peu de compagnie... Je les ai nourris, changés et j'ai joué avec eux jusqu'à ce que le Marchand de Sable ne les emmènent... Ils étaient toujours profondément endormis lorsqu'un peu plus tard, mes cousins ont décidé de regagner leurs maisons respectives...
Ma grand-mère jubilait, elle était en extase devant ces petits êtres à la chair douce et rosée et ses regards étaient lourds de sous-entendus... Mais c'était une chose on ne peut plus habituelle venant d'elle et cela n'a fait que glisser sur ma façade joyeuse... Ce qui ne m'a malgré tout pas empêché de me sentir stupide...
Ce sentiment n'a duré qu'un court instant car après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge murale de la pièce, je me suis aperçue que ma soirée à moi, allait bientôt commencer et ce malgré l'heure tardive qu'il était...
Et c'est une quinzaine de minutes plus tard que mes "amis" ont débarqué... Quelques filles, quelques garons et un monsieur d'âge plutôt mûr (entre 40 et 50 ans)...
Dès leurs arrivée, nous sommes montés au grenier... Un vieux sol en bois, de vieilles fenêtres crasseuses et une couche de poussière énormes qui recouvrait pratiquement tout... Chaque bibelot, chaque armoire, chaque bidule machin truc muche (ou presque) portait cette trace que peut laisser le temps... L'air était lourd, irrespirable, l'ambiance macabre et malsaine... et pourtant, c'était là que vivait le monsieur, depuis peu...
Ils nous avaient tous invités, mes "amis" et moi à boire un verre dans son "chez lui" qu'il n'avait pas encore pris le temps de réellement aménager...
Il y avait un grand sofa confortable, une télévision, un mini-bar et le reste n'étaient que les souvenirs poussiéreux de mes grand-parents...
La soirée se passait extrêmement bien... Débarrassée de mon masque, je riais, parlais et m'amusais assez bien... Et puis, le monsieur nous à fait voir sa dernière installation qui se situait dans une des "pièces" du grenier: son "bain", mélange entre une piscine et une baignoire gigantesque... Je ne sais trop comment il a fait, mais l'eau venait remplir (inonder serait plus juste) une grande partie du grenier à même le sol et sur une bonne hauteur de ce dernier, ce qui lui permettait de se relaxer et de se laver...
Curieuse et amusée, j'ai tout de suite voulu l'essayer... Alors, j'ai enlevé mes basquettes, mes chaussettes, mon t-shirt et mon soutient gorge (mais j'ai gardé ma jupe (moi qui n'en porte pratiquement jamais)), j'ai tout laissé dans la pièce où nous nous trouvions avant (avec un livre que j'avais emporté) et je suis allée m'assoir dans ce "bain" tout en continuant à discuter avec le reste de mes "amis" (ça ne me serait jamais venu à l'esprit dans la réalité)... Certains sont venus me rejoindre tandis que les autres buvaient un nouveau verre...
Petit à petit, le niveau de l'eau a fini par redescendre, sans explication... Je l'ai fait remarqué au monsieur qui m'a dit qu'il allait arranger ça... Il a commencé à chipoter à quelques boutons pendant que je jouais avec des objets qui flottaient encore sur l'eau... et c'est là que nous avons entendu le bruit... Un cri, ni humain ni animal... Un cri monstrueux et ensanglanté... Un cri terrifiant qui nous a tous calmés... Mais j'ai continué à jouer avec ce que je trouvais dans ce qu'il restait d'eau... Il ma fallu un certain temps avant de me rendre compte que je manipulais un de mes soutient-gorge... Soutient que je ne portais pas ce jour-là (celui que j'avais laissé dans la pièce d'à côté était blanc alors que celui avec lequel je jouais était noir)... Il y avait quelque chose dans les bonnets du soutient... Quelque chose, de rouge, de collant, de visqueux...
Tout en continuant à discuter avec les autres, à regarder le monsieur s'affairer avec sa "machine", j'ai vainement tenté d'enlever cette substance semblable à de la chair de mon soutient (c'est mon préféré ^^), mais rien n'y faisait...
Mes "amis", suite à ce cri, commençaient à être de plus en plus nerveux, de plus en plus inquiets et moi, toujours assise dans ce restant d'eau, tout ce qui m'importait, c'était de nettoyer mon soutient...
Le monsieur s'échinait à réparer sa machine qui ne voulait plus redémarrer et donc à nouveau remplir le "bain" et s'échinait tant qu'il finit par casser un bouton... Il nous a alors dit qu'il allait chercher de quoi le remettre en état et a quitté la pièce... Je savais, avec le cri que nous avions entendu, qu'il ne reviendrait plus, mais ça ne m'a pas inquiétée outre mesure...
Il commençait vraiment à se faire tard (ou tôt) et mes amis profondément angoissés, rassemblés autour de moi dans ce "bain" presque vide, voulaient rentrer chez eux... J'étais la seule à connaître la maison et après un dernier essai de nettoyage de mon soutient, j'ai fini par me dire, qu'effectivement, il était temps...
Je me suis levée, emportant mon soutient et leur ai dit d'attendre encore quelques instants afin de pouvoir récupérer mes affaires et me rhabiller... Et sans crainte, sans angoisse, je me suis dirigée vers la pièce où j'avais tout laissé alors que je savais qu'une mort certaine m'y attendais...
Un fille m'a rattrapé et a tenté de me raisonner, me disant que ce n'était pas grave, que j'avais d'autres vêtements, mais je ne l'ai pas écoutée, je voulais absolument reprendre mon livre... je lui ai dit que je serais prudente... Et je l'ai été...
J'ai entrouvert la porte sans bruit... Mes affaires se trouvaient-là, à même pas un mètre de moi, juste sous mes yeux, je n'avais même pas besoin d'entrer complètement dans la pièce... Il me fallait juste m'étirer un peu et les attraper... Et c'est exactement ce que j'ai fait...
Mais alors que j'essayais de faire le moins de bruit possible, d'y aller le plus lentement possible, alors que j'avais presque repris mes vêtements et mon livre, quelque chose a attiré mon regard... Une forme vaguement humaine, sans réelle consistance, d'un noir plus que profond, était assise devant la fenêtre et observait le peu de vie nocturne qu'il devait y avoir à cette heure-là...
J'ai su en la voyant, que c'était elle, que c'était cette chose qui, pour une raison inconnue, voulait notre peau... Mais elle ne m'avait pas remarquée... Alors, j'ai gardé mon sang froid... La surveillant du coin de l'œil, j'ai ramené vers moi mes affaires, en silence, sans précipitation, maîtresse de chacun de mes mouvements... Pourtant, à mi-parcours, la chose s'est légèrement tournée vers moi, me laissant voir l'un de ses yeux d'un blanc laiteux et j'ai tout de suite compris, à l'expression de joie malsaine qu'elle affichait, qu'il fallait que je me dépêche... Je n'avais qu'un pas en arrière à faire... Je n'avais qu'à fermer la porte derrière moi ensuite et tout serait terminé... Et c'est une fois de plus ce que j'ai fait...
Je l'ai vue me foncer dessus, mais elle n'a pas pu m'attraper... Soulagée, je me suis dirigée en marchant vers mes "amis" qui m'attendaient, mais je n'avais pas fait 2 pas que j'ai entendu la porte se rouvrir... Je l'avais mal fermée et derrière elle se tenait la chose...
J'ai tout lâché, j'ai attrapé aussi vite que je le pouvais la poignée pour la tirer vers moi... Mais la chose avait pas mal de force et j'avais du mal à lui résister... Dans les quelques centimètres de porte ouverte, je pouvais la voir et l'entendre me rire au nez... Un rire plein de haine, de colère et de besoin de sang... Voyant que je ne pourrais plus tenir, j'ai appelé les autres à l'aide... Et c'est sur le temps qu'ils arrivent que j'ai ouvert les yeux...

Je ne saurai jamais si elle m'a dévorée ou non... Si nous avons réussi à nous en sortir ou si nous avons tous péris sous les crocs de cette chose.... Mais tout ce qu'elle m'a laissé à mon réveil, ce sont ces poussières... Cette saleté vieille de plusieurs années, grouillant de bestioles en tout genre, de bébêtes qui aiment ce genre d'endroits sombres ou l'air se fait rare...
Des poussières... des tas de poussières... C'est vraiment tout ce qui m'a marqué dans ce rêve...